{"id":2072,"date":"2022-09-28T10:17:27","date_gmt":"2022-09-28T08:17:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tiraucanon.ch\/?page_id=2072"},"modified":"2025-03-06T13:25:11","modified_gmt":"2025-03-06T11:25:11","slug":"petite-histoire-de-la-societe","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.tiraucanon.ch\/?page_id=2072","title":{"rendered":"Petite histoire de la soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 de Tir au Canon a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1852 et a connu bien des tourments avant de s&rsquo;installer, d\u00e8s 1938, sur le site actuel des Moraines.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, beaucoup d&rsquo;anciens carougeois et leurs descendances ont leurs noms rattach\u00e9s \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9, mais peu d\u2019entre eux savent son historique et les nombreux \u00ab\u00a0nouveaux carougeois\u00a0\u00bb qui \u00e9lisent domicile dans cette ch\u00e8re cit\u00e9, ne connaissent m\u00eame pas son existence.<\/p>\n\n\n\n<p>Son historique est passionnant, car il est vraiment li\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire de Carouge et notamment \u00e0 la Vogue.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1852, la Soci\u00e9t\u00e9 de Tir au Canon est cr\u00e9\u00e9e par quelques carougeois d\u00e9sireux de s\u2019entrainer \u00e0 des tirs volontaires sur leurs terres et non plus au stand de la Coulouvreni\u00e8re, comme leurs camarades carabiniers de Gen\u00e8ve. La carabine \u00e9tant lourde, un&nbsp;<em>inconnu<\/em>&nbsp;eut l\u2019id\u00e9e de fabriquer un petit canon fix\u00e9 \u00e0 un aff\u00fbt en fonte. L\u2019appareil de d\u00e9tente reposait sur une vis r\u00e9glant la hausse, la d\u00e9rive gauche-droite \u00e9tant corrig\u00e9e par une 2\u00e8me vis qui bougeait le d\u00e9placement du canon par un ressort sur l\u2019aff\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, ces messieurs habill\u00e9s en queue de pie, n\u2019avaient plus besoin de se coucher par terre et de se salir et ces dames moins besoin de frotter leurs v\u00eatements \u00e0 leur retour du stand.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils trouv\u00e8rent un terrain appartenant au pensionnat pour jeunes filles des Fid\u00e8les Compagnes de J\u00e9sus (emplacement actuel de la rue du tunnel). Un terrain long de 200 m\u00e8tres, les balles pouvant aller se loger dans la moraine.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1858, la soci\u00e9t\u00e9 passa un accord avec la mairie de Carouge pour acqu\u00e9rir 2 gros canons sur roues afin d\u2019animer les Vogues. Vous pouvez admirer ces canons au stand lors des diverses manifestations de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Un b\u00e2timent avec une entr\u00e9e majestueuse flanqu\u00e9 de 14 stalles tourn\u00e9es vers la moraine, vit le jour en 1859, apr\u00e8s accord pass\u00e9 avec le canton de Gen\u00e8ve et \u00e0 condition que la b\u00e2tisse tienne lieu de bureau de vote pour toute la rive gauche et surtout de salle des f\u00eates pour les&nbsp;promotions et les bals, gr\u00e2ce \u00e0 son parquet cir\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque ann\u00e9e 2 ou 3 tirs annuels \u00e9taient organis\u00e9s et \u00e0 chaque vogue, cantines et bals terminaient les festivit\u00e9s. La Vogue qui d\u2019ailleurs durait 3 jours, le lundi \u00e9tant jour f\u00e9ri\u00e9 pour tous, \u00e0 l\u2019issue duquel le Roi du tir au canon \u00e9tait c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par un grand cort\u00e8ge allant du domicile de l\u2019\u00e9lu jusqu\u2019au Rondeau de Carouge et retour.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste du temps, le champ entre les cibles et le stand redevenait p\u00e2ture pour ch\u00e8vres et moutons et place de jeu pour les galopins, tel Emile Dufaud, Ernest Tagliabue et autres futurs footballeurs d\u2019Etoile Carouge.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la 1\u00e8re guerre mondiale, arrive une p\u00e9riode de disette; plus de munitions; plus de tir annuel; plus de vogue et plus d\u2019argent. M. J. Dalphin, pr\u00e9sident \u00e0 l\u2019\u00e9poque dut quasiment se r\u00e9soudre \u00e0 vendre le terrain puis les installations. Une convention pour l&rsquo;utilisation du stand est sign\u00e9e pour 40 ans avec la commune de Carouge. Mais les soucis continuent et un d\u00e9m\u00e9nagement du stand de tir est \u00e0 l\u2019ordre du jour car il faut construire. Nous sommes en 1938, la population grandit et il manque des logements, l&rsquo;immeuble Carouge Terrasse voit le jour \u00e0 la rue Joseph-Girard. Nouvelle mutation du stand \u00e0 la place actuelle le long de la moraine. Les canons sont modifi\u00e9s par Adolphe Knuchel pour le tir au petit calibre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tir au canon est sauv\u00e9 et prosp\u00e9ra sous la pr\u00e9sidence du Dr Masson. En 1952, le centenaire de la soci\u00e9t\u00e9 est fastueusement c\u00e9l\u00e9br\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1962, il s\u2019\u00e9tend sur 2 week-ends cons\u00e9cutifs, le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;pendant la f\u00eate communale, le 2<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;durant le week-end qui suit. La f\u00eate du lundi est supprim\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Mermillod introduit le titre de Champion, qui r\u00e9compense le tireur le plus adroit \u00e0 l\u2019ensemble des cibles. Le titre de Roi est attribu\u00e9 \u00e0 celui qui \u00e0 la mouche la plus proche du centre de la cible commune.<\/p>\n\n\n\n<p>La mouche n\u2019est point celle de la p\u00eache, mais bien le centre de la cible, un rond d&rsquo;un diam\u00e8tre de 20 mm de diam\u00e8tre qui se divise en 360 degr\u00e9s (360 parties par rapport \u00e0 son centre) et gr\u00e2ce \u00e0 un appareil ing\u00e9nieux, les mouches sont mesur\u00e9es, le centre parfait \u00e9tant le 0\u00b0.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la pr\u00e9sidence du Dr Anthony Dottrens, tireur passionn\u00e9, les cartes de tir apparaissent. M. J.-C. Matthey, fid\u00e8le caissier, Jean-Pierre Tagliabue dit Tac-Tac, Robert Ducret, Jacques Guillermin, Raymond Zanone, G\u00e9rard Simond et bien d&rsquo;autres fid\u00e8les de la soci\u00e9t\u00e9 sont au comit\u00e9. Le tir au canon de Carouge est le seul en territoire genevois \u00e0 permettre \u00e0 une femme d\u2019acc\u00e9der au titre; la 1\u00e8re reine sera la fille de M. Robert Ducret en 1981, Mme Claude Anken-Ducret. Pour l\u2019anecdote, \u00e0 Veyrier (seul autre stand de tir au canon restant) une femme ne peut \u00eatre couronn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La soci\u00e9t\u00e9 de Tir au Canon a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1852 et a connu bien des tourments avant de s&rsquo;installer, d\u00e8s 1938, sur le site actuel des Moraines. 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